Après plus de deux ans de travail, l’agence sort son second film documentaire co-produit avec SolidRusk. Le film, d’une durée de 30min, traite l’influence des réseaux sociaux sur la sécurité des pratiquants et pratiquantes de sports de montagne et connait déjà un large intérêt de la part de la communauté montagnarde.
Synopsis
Alpinisme, ski de randonnée, parapente… Nos pratiques comportent des risques bien connus. En effet, depuis des années, l’accidentologie les décortique, analyse et enseigne. Le matériel quant à lui continue de s’améliorer, des formations existent en grand nombre, et les campagnes de prévention se multiplient. Et pourtant, le nombre d’accidents ne faiblit pas. Et s’il fallait intégrer la pression de l’entourage et des réseaux sociaux dans le facteur humain en montagne ?
Quelques mots des réalisateurs
Nous avons eu l’idée de donner la parole à différents acteurs et actrices des sports de montagne sur leur rapport entre la prise de risque et le plaisir. Leur niveau d’exposition au danger est-il toujours aligné avec leur tolérance à l’accident possible ? Pour beaucoup, il semblerait que cela ne soit pas toujours le cas. Mais alors qu’est-ce qui altère la gestion du risque d’un individu ? Nous nous sommes laissés guider par le résultat des interviews pour en arriver à la conclusion que les réseaux sociaux ainsi que la culture autour des sports de montagne contribuent grandement à ce déséquilibre. L’existence de 6 biais de l’inconscient dans la prise de décision sur le terrain en montagne est reconnue depuis 2002 suite à une étude américaine du chercheur Ian Mc Cammon. Nous avons voulu explorer cette idée de biais cognitif en posant l’hypothèse d’une altération de la gestion du risque d’un individu du fait des réseaux sociaux et de la communauté. Contrairement aux 6 autres pièges (habitude, obstination, désir de séduction, aura de l’expert, positionnement social, sensation de rareté), ce 7ème biais cognitif agirait plutôt sur le long terme, et bien en amont de la prise de décision d’aller sur le terrain. Nous le définissons donc comme une “altération de la gestion du risque d’un individu, amplifiée par les réseaux sociaux, l’entourage et la culture locale”. Le film sert ainsi de plateforme pour mettre en valeur de nombreux témoignages sur des expériences vécues, ainsi que sur des stratégies mises en oeuvres pour se prémunir de ce 7ème piège de l’inconscient. Les interviews sont rythmées par des images d’alpinisme, de ski et de parapente, tournées par nous mêmes ainsi que par les personnes qui ont accepté de nous parler. Le documentaire est réalisé de telle manière que les propos de chaque personne, connue ou non, professionnelle ou amateure, invite le spectateur à la reflexion sur ses pratiques. En effet, nous avons voulu mettre en lumière un ressenti que nous pensons déjà présent chez les pratiquants, bien que rarement exprimé.
